À propos

L’humanité est à l’aube d’une troisième grande révolution. Il ne s’agit pas d’une révolution entraînée par l’énergie de la traction animale ou de la machine à vapeur, mais plutôt par “Big Data”, une grande banque de données stockée dans les nuages, constamment mis à jour et immédiatement disponible, afin de guider chacun de nos mouvements : « la Troisième Vague » d’Alvin Toffler a finalement atteint les rives de notre conscience collective.

Cette Troisième Vague n’engendra pas seulement des véhicules intelligents sans conducteur, alimentés par des sources d’énergie non polluantes, mais aussi l’intégration de tous les modes de transport dans un réseau optimisé pour chacun, ainsi que pour tous les utilisateurs. Ce changement aura un énorme impact sur la relation de l’humanité avec l’occupation de l’espace et l’utilisation de son temps. Le développement des cités et des villes du monde, où l’on retrouvera la majeure partie de la population dans les décennies à venir, sera entièrement redéfini par les véhicules autonomes qui transporteront à la fois les humains et les marchandises, par voie terrestre, maritime, sous-marine, aérienne et éventuellement même spatiale. Tout ce trafic sera piloté par Big Data, le répertoire des milliards d’informations, des composantes, ou si vous préférez des atomes, de nos villes et civilisations de plus en plus sensibles.

Le mandat de l’Institut de l’Évolution des Transports est d’étudier, comme son nom l’indique, l’évolution des transports. L’Institut autorisera tous les intervenants, qu’ils travaillent dans l’industrie, au gouvernement, dans les universités ou les ONG, à devenir membres et à avoir accès à ses données et ses rapports.

Ainsi, l’Institut permettra aux membres de mieux comprendre les enjeux liés au transport qui pourraient nuire à une transition en douceur entre la deuxième et la troisième vague. L’histoire a démontré que la transition de l’ère agricole à l’ère industrielle, en raison de notre manque de vision collective et de planification, a laissé de nombreuses personnes sans ressources. Nous avons ici la possibilité de tirer parti de ce changement à l’avantage d’un grand nombre, plutôt qu’au profit de quelques-uns.

Bien sûr, le transport sans conducteur sera accompagné par de nombreux changements : les chauffeurs de taxi, d’autobus, de camion, les pilotes de ligne, les capitaines de navires, etc., ne seront plus nécessaires. Nous pourrions même avoir besoin de moins de voitures, de camions, de trains, de routes et de ponts, quand les véhicules sans conducteur seront, par leur nature même, beaucoup plus efficaces. Par conséquent, ces changements pourraient être brutaux pour la société dans son ensemble, s’ils ne sont pas correctement évalués et soigneusement mis en œuvre, en prenant les besoins des citoyens, des entreprises et du gouvernement en considération.

En plus de ces nombreux bénéfices, notamment en matière de sécurité et d’environnement, les technologies de véhicules autonomes joueront un rôle important dans la démocratisation du transport, en permettant son accès aux personnes incapables de conduire en raison de leur âge ou d’un handicap. L’automatisation des transports mènera à une diminution spectaculaire de ses coûts globaux, tant financiers que sociaux.

Les cités et les villes deviendront des endroits beaucoup plus verts et plus accueillants, puisque le transport sera plus efficace et occupera moins d’espace, permettant ainsi aux municipalités d’améliorer leurs environnements urbains.

L’objectif de l’Institut de l’Évolution des Transports est d’anticiper les changements liés à l’évolution de la mobilité, de développer des stratégies optimales pour notre intérêt collectif et d’agir comme un instrument de leur mise en œuvre.

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